Floriane

Floriane, 27 ans, se définit comme créative et artiste. Elle adore enseigner, apprendre, interagir avec des personnes. C’est pour ça qu’elle travaille avec les enfants. Elle anime aussi des ateliers de scrapbooking, et touche également à la peinture et aux bijoux. Volontaire et ouverte, elle essaie d’être tolérante et de casser les préjugés.

 

> Parlez-moi de votre activité

Dans mon activité d’animation, j’écoute les enfants et je transmets des savoirs. Dans mes ateliers de scrapbooking, je travaille aussi avec des adultes, mais c’est la même démarche.

J’ai découvert l’animation en colonie de vacances. Ce que j’ai vraiment adoré c’est le contact humain. Passer 24H avec un groupe, encourager la cohésion du groupe, j’ai adoré ça. J’ai travaillé en centre de loisir et dans le cadre des temps périscolaires pendant trois ans.

« J’aime bouger et rencontrer de nouvelles personnes »

Depuis 6 mois je fais de l’animation en dehors de la Bretagne car j’aime bouger et rencontrer de nouvelles personnes, découvrir d’autres paysages. Le voyage, la découverte, c’est ce qui me motive dans la vie. C’est un besoin en fait, autant dans ma vie privée que professionnelle.

Le voyage me permet de m’extérioriser alors qu’avec le scrapbooking c’est plutôt l’inverse. J’ai l’impression que j’ai plongé dedans pour me protéger, pour créer mon univers. Je fais moins de scrapbooking depuis six mois, mais avec la période hivernale ça me revient. Je crée des petits trucs, je repense à lancer des cours…

 

> Avez-vous une anecdote intéressante, vécue dans votre activité, à nous raconter ?

En fait, quand j’ai commencé l’animation à l’école Nicolas Hulot, qui est un centre d’éducation à l’environnement, j’ai adoré enseigner aux enfants, mais aussi apprendre des collègues. Je n’ai pas de formation de naturaliste, botanique et tout ça. Moi j’apportais mon côté créatif, et j’ai appris plein de choses sur les plantes là-bas. Et notamment sur le plantain qui soulage les piqûres d’insectes. Je me rappelle avoir transmis ça à un enfant qui s’était fait piquer par des orties. On a fait quelques pas, j’ai pris du plantain, je lui ai expliqué : « tu pourras faire ça la prochaine fois, contre les piqûres de moustiques, etc ». Ensuite, un peu plus tard, je l’ai vu parler de ça à ses copains.

« Ce que je fais, ça a un sens »

Ça m’a marqué. Je me suis dit : « ce que je fais, ça a un sens, je ne suis pas là juste pour garder les enfants ! ». J’ai transmis une connaissance, et je me suis rendu compte que l’effet papillon était là en fait.

 

> Comment en êtes-vous arrivée là ? Quel a été votre parcours?

J’ai un papa qui est malade, il est schizophrène. Je suis la petite dernière de la famille avec deux grandes sœurs, et je ne me suis jamais sentie à ma place. J’étais une enfant angoissée. Je me sentais différente des autres. L’adolescence, la catastrophe ! Troubles alimentaires, des trucs pas terribles.

A 19 ans je me suis installée avec un garçon dont je sais maintenant que je ne l’aimais pas tant que ça. Et ça s’est mal terminé. Je l’ai quitté un été, précisément quand j’étais à l’école Nicolas Hulot. Avant j’étais enfermée, déjà avec ma famille, mais aussi avec ce copain-là. Mes journées se résumaient à télé, ménage, et regarder sur Internet ce que je pourrais faire de ma vie. A l’époque j’avais un BTS assistante manager, car au départ je voulais travailler à l’étranger. J’ai eu ce diplôme, mais ça ne me plaisait pas d’être dans un bureau. Alors avec ce côté créatif toujours présent, j’ai passé un CAP pâtissier. Ça a duré seulement deux mois car je suis tombée sur un patron malveillant. Et tant mieux parce que ça m’a permis de changer de voie à nouveau. Ensuite j’ai fait des stages dans des magasins de décoration, mais la vente ce n’était pas pour moi non plus.

« J’étais en galère totale, mais ce travail c’était mon truc »

Et ensuite est venu le service civique à l’école Nicolat Hulot. La fin de l’été arrive et je commence à me dire que je préférerais rester à l’école Nicolas Hulot plutôt que de rentrer chez moi. Pas bien normal quand même ? Donc j’ai quitté ce copain. Dès que ma mère a appris que je l’avais quitté, elle est venue à l’appartement où je vivais avec ce copain, et m’a mise dehors. Le monde s’écroulait. J’ai appris que tous les deux s’étaient rapprochés, et j’avais alors le sentiment d’être sa belle-fille et que lui était devenu comme un fils pour ma mère. Je me suis retrouvée à la rue, j’ai dû déménager en urgence. Donc la famille pour moi c’est une notion totalement abstraite. Mes sœurs ne sont par exemple pas venues m’aider.

Et alors pourquoi je suis maintenant animatrice, c’est parce que c’était ma raison de vivre à cette époque-là. J’étais en galère totale, mais ce travail c’était mon truc. Je savais pourquoi je me levais le matin.

 

> Ce stage a donc été un moment charnière dans votre vie ?

Complètement. J’ai toujours été attirée par la nature. Au départ, j’ai choisi ce stage parce que c’était au parc Branféré. Le stage consistait à mettre en valeur les activités pédagogiques. J’étais une sorte de journaliste, au contact des enfants. J’interviewais les enfants et je rédigeais des articles que je mettais en ligne sur le site. C’est comme ça que j’ai eu un premier contact avec les enfants. Et puis au bout de deux mois, j’avais vraiment envie de faire de l’animation.

« Je suis parti au ski pour passer le Bafa, alors que je ne savais pas skier »

Je suis alors partie au ski pour passer le Bafa, alors que je ne savais pas skier. J’ai passé mon Bafa en montagne et tout s’est enchaîné. Les temps périscolaires ont été créés, et la vie me souriait.

 

> Quels obstacles avez-vous dû surmonter pour en arriver là aujourd’hui ?

J’ai tout le temps eu des obstacles à surmonter. En fait ma vie c’est une confrontation permanente avec les gens. Quand tout semble aller bien je ne suis pas vraiment bien parce que j’ai été habituée à être tout le temps contre les autres. Contre les gens qui me jugent et me disent : « t’es trop comme ci, pas assez comme ça ». Tout le temps obligée de me justifier, pour le choix de vie professionnelle, mais aussi les choix personnels, comme par exemple le fait que je ne mange pas de viande…

Mais maintenant je m’écoute et je fais ce que j’aime, même si c’est jamais facile.

 

> Avez-vous une clé, une recette personnelle, pour surmonter les difficultés ?

En fait je me dis toujours qu’il y a du mieux plus loin sur le chemin. Je suis vraiment très positive. C’est comme s’il y avait quelque chose qui m’attendait, une petite voix qui me disait « ça va te servir tout ça ». Et aujourd’hui je suis contente d’avoir vécu tout ça, car je ne serais pas telle que je suis.

Et puis, je discute surtout avec des gens d’au moins la quarantaine, parce qu’ils ont plus d’expérience. Et c’est vrai qu’avec les jeunes de mon âge, je ne partage rien en fait. Ils sont dans le superficiel, la performance… Alors qu’avec les jeunes enfants, je peux leur transmettre des choses, je me dis que tout n’est pas perdu. Je me rends compte que c’est utile, même si je ne suis qu’une petite fourmi là-dedans. Je sais qu’en disant aux enfants que je n’ai pas de télé par exemple, ça va peut-être faire son chemin. Je sais que j’apporte quelque chose, malgré tout, même si c’est infime.

« Maintenant je suis contente de ma sensibilité, ce n’est plus un défaut. Ça me permet de voir la beauté du monde »

 

> Parlez-moi d’une expérience qui vous a marquée dans votre vie

C’est le service civique. En fait, il y a eu un avant et un après. J’ai mis 22 ans à comprendre que ma mère ne se comportait pas comme une mère. Elle voulait me façonner. Elle voulait que je suive une certaine voie, mais j’ai fait tout l’inverse. Ce qui ne lui a pas plu. Je ne l’ai pas fait délibérément, j’étais juste différente, sensible. Mais ma famille n’a pas accueilli ma sensibilité. Au début j’en souffrais, j’en avais marre de pleurer tout le temps : « mais pourquoi ça m’atteint ? ». Après je me suis dit que j’étais comme ça. Maintenant je suis contente de ma sensibilité, ce n’est plus un défaut. Ça me permet de voir la beauté du monde. Je m’entoure de belle chose et ça me rend joyeuse.

« J’ai toujours eu plaisir à mettre en valeur les choses »

 

> Parlez-moi de ce qui vous motive, de ce qui vous passionne dans la vie

Créer. Dans tout domaine : en cuisine, quand je vois la couleur du ciel, quand je vois une fleur. J’ai toujours eu plaisir à mettre en valeur les choses. Même avec les vêtements, prendre soin des gens, décorer une maison. Ça me rend joyeuse.

C’est comme si il y avait une source, et dès que j’exprime ce qui est passé en moi, ça me soulage. Si par exemple je vois une rose bleue avec une rose verte, il faut que je fasse un dessin où il y a ces deux fleurs là.

Mais ce n’est que tout récemment que j’ai compris ça de moi. Il n’y a même pas un an. C’est grâce au travail, à l’expérience, aux nouvelles rencontres, et la lecture de livres, sur l’ennéagramme notamment. J’ai compris que ma sensibilité, ce n’est pas mal, ce n’est pas un défaut. Alors que quand j’étais petite, ce n’était pas bien. Je n’avais pas le droit de m’exprimer, je n’étais bien nulle part.

« Quand j’étais petite, je n’avais pas le droit de m’exprimer, je n’étais bien nulle part »

Et justement ce service civique m’a permis de comprendre que je pouvais trouver ma place quelque part. J’ai aussi compris qu’on est toujours tout seul en fin de compte. Il n’y a que nous-même qui pouvons nous aider. Je travaille encore sur moi pour ne pas attendre des autres, car je souffre d’une blessure d’abandon.

Maintenant je m’efforce de faire les choses pour moi. Et les rencontres se font après, en fonction de mes choix.

 

> Quelles sont vos occupations favorites en dehors de votre activité ?

Je ne suis pas une grande sportive, mais j’adore danser. J’aime la musique aussi. Ce sont mes moyens d’expressions, en plus de mes créations. La danse est aussi une activité artistique. Mais en danse, je suis plus à l’aise sur une chorégraphie que dans un bal populaire. J’aime la discipline dans la danse, travailler pour m’améliorer. Et puis j’ai le sens du rythme, et ça m’aide. Avec la danse, c’est comme avec la création, il y a quelque chose qui passe en moi et qui s’exprime.

J’ai fait du théâtre aussi, j’adore ça, la scène, les costumes… Par contre, tout ce qui impro me fait flipper. En fait j’ai toujours eu le sentiment d’être de trop, donc dès qu’on me laisse le champ libre je suis un peu paniquée. Je suis plus à l’aise avec tout ce qui est mis en scène, chorégraphié.

« Je n’ai pas trop confiance en moi quand même »

Avec le scrapbooking c’est différent. C’est plus personnel. Au départ c’est quelque chose de caché que l’on peut modifier jusqu’à ce qu’on en soit satisfait. J’ai mis du temps à faire mon blog, parce que je trouvais prétentieux de montrer ce que je faisais. Je n’ai pas trop confiance en moi quand même (rires).

 

> Avez-vous des projets ?

J’ai du mal avec tout ce qui est prévu. Dès que j’ai un truc planifié, ça m’ennuie. Je préfère quand c’est spontané.

 

> J’imagine que ça vous plairait de faire un road-trip pour découvrir le monde ?

Oui, complètement. Mais j’ai encore peur. J’ai des peurs à affronter.

Le fait de travailler en dehors de la Bretagne, va me permettre de prendre confiance en moi, et un jour en effet pourquoi pas de prendre un sac à dos. Mais j’ai du chemin à faire encore.

« Je me suis plongée dans le cinéma pour apprendre ce qu’était la vraie vie »

J’ai encore du mal, socialement, à me livrer dans la jungle comme ça. Pourtant j’adore échanger avec les gens, mais partir toute seule c’est encore un peu trop tôt.

Quand j’étais petite, on ne sortait pas. Ado, je me suis plongée dans le cinéma pour apprendre ce qu’était la vraie vie. Je regardais les films de Klapich, comme l’Auberge Espagnole, et j’apprenais les bases des vrais trucs de la vie. C’est aussi comme ça que j’ai eu envie de voyager.

 

> Que feriez-vous dans la vie, ou quel(s) projet(s) mèneriez-vous si vous n’aviez aucune contrainte d’argent ?

C’est déjà exactement ma philosophie en fait. J’ai d’ailleurs vue hier l’interview d’un passager de l’avion qui avait amerri sur l’Hudson à New York. La journaliste lui demandait s’il n’avait pas eu peur. Il lui a répondu que non, parce qu’il s’était dit qu’il n’avait pas de regret, qu’il avait fait tout ce qu’il avait voulu dans sa vie.

Et c’est un peu comme ça que je vis en fait. S’il n’y avait pas besoin d’argent, je ferais déjà ce que je fais de toute façon. Je serais artiste, je voyagerais, je transmettrais des connaissances.

« Ce qui me rend riche c’est d’échanger »

Et puis actuellement en matière d’argent c’est plutôt raz des pâquerettes. Et pourtant je suis heureuse car je fais ce que j’aime. Je me débrouille toujours. A noël j’ai mangé une tartine de fromage, mais j’étais bien ! J’étais en Savoie, il y avait de la neige, c’était beau.

Voilà, j’ai enfin compris ce qui me fait du bien, et je me fous du regard des autres. Je ne vis pas pour l’argent. Je ne pense même pas à demander pour le salaire quand je vais travailler quelque part. Ce qui me rend riche c’est d’échanger.

Après s’il ne devait rester qu’une activité, ce serait artiste. Le rêve serait d’avoir une entreprise où j’aurais mon atelier, une boutique en bas pour vendre mes créations. Et puis en même temps je pourrais voyager, faire ça partout. Je n’y avais jamais pensé en fait (rires).

Ce que j’aime, c’est rendre beau. J’adore voir les réactions des gens, quand ils me disent qu’ils trouvent belle une de mes créations, ça me fait du bien. Pourtant, de mon point de vue ce que je fais n’est pas un exploit, c’est naturel. Il y a des gens qui sont créatifs, d’autres non. Alors autant que les créatifs se mettent à fond là-dedans.

« Ce que j’aime, c’est rendre beau »

 

> Quelles sont les qualités que vous préférez chez une personne ?

L’ouverture d’esprit. J’aime les gens comme moi en fait, qui sont de vrais gentils, authentiques, spontanés, pas calculateurs. On me dit souvent de me méfier, que j’en dis trop sur moi. Jusqu’à présent ça ne m’a pourtant jamais desservi. Je n’ai pas envie de me dire « il ne faut pas que je dise ça sinon il va penser que… ». C’est un peu vaniteux de dire ça, mais s’il y avait plus que gens comme moi, le monde serait peut-être un peu meilleur. J’arrive toujours à voir le bon chez les gens.

 

> Qu’est-ce que vous détestez par-dessus tout chez une personne ?

Je n’aime pas les gens qui vous mettent dans des cases, qui vous jugent sans vraiment vous connaître. Je n’aime pas le racisme, l’homophobie, la façon de penser des années 20 : l’homme doit faire ceci, la femme cela… Pour moi il n’y a pas de règle.

On est des êtres humains avant tout. Je n’aime pas le vouvoiement par exemple, les règles de politesses. J’aime bien qu’il n’y ait pas de barrière entre les gens. On peut être bienveillant entre nous sans avoir tout ça. Il y a des gens très polis, tout propres sur eux, mais qui sont de vrais connards (rires). Je n’aime pas le faux et le superficiel.

> Avez-vous des modèles, quels sont vos héros dans la vie réelle ? 

J’adore Amélie Poulain, c’est mon film préféré. L’histoire, les acteurs, l’ambiance du film, cet univers jaunâtre de Jeunet qui est très intemporel. Et puis c’est une histoire d’amour. C’est une jolie histoire en fait. J’adore les détails du scénario : Amélie n’aime pas ça, elle aime bien plonger sa main dans les grains de riz, les ricochets… C’est toute une poésie. Je me dis que ça peut exister. Je suis une rêveuse.

 

 « Dieu merci je suis athée »

 

> Si vous pouviez avoir un don, un pouvoir surnaturel, que choisiriez-vous ?

Ce serait de pouvoir guérir tous les gens, dans le sens de les éveiller. Enlever les pensées négatives, les guerres, la religion. La religion, c’est une création pour aider les humains à vivre, mais en fin de compte c’est plus néfaste qu’autre chose. Dieu merci je suis athée (rires). Amener la paix, un peu ce que je fais déjà à mon niveau, mais à une plus grande échelle. Si je devais avoir un pouvoir, ce serait vraiment quelque chose pour améliorer la communauté, pas un pouvoir genre voler. Mon voisin m’avait demandé une fois ce que je ferais si je gagnais au loto. Je lui avais répondu un peu naïvement que j’aimerais monter des orphelinats, des choses comme ça. Il m’avait dit que c’était très bien, mais que je ne pourrais pas régler tous les problèmes de la Terre.

En fait si j’avais un pouvoir, je stopperais tout ce que l’humain fait d’inhumain.

 

« Le bonheur, c’est un sourire, des rires, apprendre, rencontrer des gens »

 

> Quelle est votre définition du bonheur ?

Le bonheur, pour moi, c’est de rendre les gens heureux. Je suis heureuse quand je fais des choses positives. Et ça passe aussi par les gens. Ce qui me rend heureuse, c’est d’apprendre, de voir des belles choses. Je suis bien quand je crée. Tout l’espoir que j’ai dans la vie, il faut qu’il s’exprime. J’ai besoin d’être dans un environnement joli pour être bien. Je suis facilement influencée par mon environnement. Le bonheur, ça passe par les autres quand même : c’est un sourire, des rires, apprendre, rencontrer des gens. Pour beaucoup le bonheur c’est la famille. Mais dans mon cas la famille c’est trop abstrait. Alors pour moi le bonheur c’est les gens. Voir le bon en chacun, aider les autres s’ils en ont besoin et apprendre, apprendre, apprendre pour être remplie. Ce ne sont clairement pas les choses matériels ni l’argent qui me rendent heureuse. Mais comme je suis une hypersensible, je ne suis jamais totalement heureuse en fait.

Le bonheur, c’est aussi la paix intérieure, savoir s’écouter, écouter son corps, ses réactions. C’est ne pas aller contre ce qui se passe à l’intérieur de nous. C’est être à l’écoute ce qu’il y a au plus profond de nous. Ne pas se laisser polluer par les autres. Et finalement c’est ce que j’ai fait : je n’ai jamais vraiment fait comme on me disait de faire. Pour ça on m’a mal jugé. Mais maintenant j’en suis heureuse.

 

> Quel est pour vous le sens de la vie ?

Je pense qu’on a tous une mission. Et pour moi le sens de la vie, c’est d’accomplir sa mission. Et le bonheur c’est en fait d’avoir trouvé sa mission.

« Ma mission, c’est de rendre les choses belles »

Là, je touche le bonheur car je sais quelle est ma mission. Ma mission, c’est de rendre les choses belles. Transformer en beau, apporter du beau, rendre joyeux, détendre les gens qui ne sont pas biens. Et puis ma mission, c’est aussi transmettre et enseigner.

Il faut aussi ne pas trop se prendre la tête. Avant j’étais une angoissée. Quand j’étais petite, les examens, ohlàlà ! (Rires). Maintenant on me dit que je suis cool. Selon moi les maladies apparaissent quand les gens gardent leurs soucis et qu’ils ne s’écoutent pas. C’est pour ça qu’il y a tant de malades. Des gens qui sont enfermés par la société et qui n’écoutent pas leur « moi profond ». Moi je m’écoute vraiment, donc je n’ai aucun souci là-dessus.

 

> Si la réincarnation existe, en quoi aimeriez-vous être réincarnée

J’y crois, et je crois même que j’ai été une « enfant indigo », une âme antérieure. Ça expliquerait pourquoi je comprends déjà pas mal de choses de la vie. Mais pour une prochaine incarnation, il y a tellement de possibles que je ne peux pas m’arrêter à un choix. Je me suis tellement privée de plein de chose que je suis devenue un peu frugale. Alors dès qu’on me propose un choix très vaste, c’est mission impossible.

Je pense aussi à la durée de vie : si je me réincarne en humain j’aurais plus de temps pour pouvoir faire plus de choses, et je pourrais alors avoir plus d’impact qu’un oiseau par exemple. En fait si j’envisage la réincarnation, je ne serais pas vraiment un humain, ni un animal, mais plutôt une fée ou quelque chose d’immatériel. Oh, ou alors tout simplement une fleur.

 

> Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire ?

J’aimerais qu’il me dise que j’ai fait des belles choses. Que j’ai réussi ma mission.

Et puis qu’il y a Johnny qui fait un concert et qu’on m’attend…


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Le blog de Floriane: http://scrapparnature.canalblog.com/

Alors, à qui le tour ?